Prochaine création

Vlcsnap 2018 03 26 13h22m23s735LES SAISONS DU COULOIR

- théâtre et chansons -
écriture et jeu   

Patrick Mons

Arnaud Gendrel contrebasse   

Clarisse Catarino accordéon

Sébastien Sidaner vidéo, scénographie

Thibaud Bertrand vidéo

Nicolas Delbart son
JF Viguié  enregistrements, effets sonores  


Représentation de  chantier à l'issue d'une semaine de résidence

Teaser ICI

Dossier les saisons du couloir (1.67 Mo)

 

 

LES SAISONS DU COULOIR Théâtre en alexandrins mais pas que, chansons  

 

EXTRAITS :  dépôt SACD 000244532

 

LUI  (dans la pénombre)

Elle ne disait rien et restait bien en place

Observait les remous sur les lèvres d'en face.

Elle gardait la même ouverture aux paupières

Qui donnait au visage comme un air de prière.

Bavarder n’était pas couché dans le contrat,

Il était convenu qu’il n’y eut point d’extra...

Ses yeux en ambassade se portaient au devant

En discrètes valises, diplomatiquement.

 

(il s'approche du tulle et on devine son visage derrière celui de la femme)

 

Quand je réalisai que c'était moi en face

Et que dans ce regard j'avais trouvé ma place

Je lui parlais déjà depuis un bon moment

Je voyais tout en elle, devinais ses tourments

Je cinglais sur les mots, je ramais en surface

Naviguais de plus belle pour que rien ne m'efface

De l'horizon d'entre ses cils où scintillait

Un reflet vacillant aux yeux qui me brillaient

 

Nous comptions sans le dire combien d'hommes et d'êtres

S'étaient trouvés parqués derrière nos paupières

Sans y trouver jamais la couleur de leur vie… 

- Mais en vertu de quoi demander un devis ?

 

(les musiciens s'interrompent à leur tour)

 

Je remarquais bientôt sous les lueurs changeantes,

Ses pupilles fendues, aiguisées et tranchantes

Qui s'ouvraient tout en grand puis se rétrécissaient

Se rétractaient encore puis de nouveau s’ouvraient

Il me semblait entendre une mastication

Un murmure léger dans l’iris en action...

Mais je n'avais plus peur et sans le moindre cri

Me laissais dépiauter comme un poulet trop cuit

Dont les chair ramollies n’adhèrent plus à l’os

… Volaille figurant au menu de la noce !

 

Je n'étais pas en reste et je la dévorais

Nos prunelles, nos yeux, nos chairs s'incorporaient

 

Nous nous sommes ainsi chiqués, mâchés, sifflés

Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à renifler

De nos maigres squelettes répandus sur nos hanches

Que de la poudre d’os, que de la poudre blanche

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